Quoiqu'il arrive, on n'appelle jamais. Et personne n'est jamais là.

On le fait un jour où on se lève avec des ressorts à l'esprit, quand on bouillonne d'envies. Une voix dynamique et pleine. Rassurant.

Parfois, il faut laisser passer du temps avant de retrouver ce feu, cette joie d'être et de faire, avant d'être en capacité de donner du sens.

On appelle plus tard.

En attendant, on est seul. Toujours. Ce n'est pas cruel. C'est juste que parfois tu aimerais partager cette clope de colère et d'aigreur, pendant que les voisins d'en face regardent une série en buvant du sirop et que ceux d'en dessous exploitent tout leur appartement amoureusement.

T'es sacrément seule, à cracher ta fumée sur les étoiles.

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